Le Collectif : pourquoi on se bat ?
SITUATION ACTUELLE, CONTEXTE
La société Ecopole de Champagne représentée par M. Nicolas Pothelet a déposé une demande d'enregistrement d'une plate-forme multiactvités au titre des installations classées pour la protection de l'environnement. Cette plate-forme accueillerait une centrale d'enrobage à chaud pour produire du bitume.
En quelques jours, ce collectif a déjà rassemblé plus de 200 personnes et nous sommes désormais presque 300.
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1) le lieu d'implantation inapproprié pour une telle installation
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2) les nuisances et pollutions liées à la centrale à bitume
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3) les risques sanitaires
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4) la situation des habitants du secteur et en particulier celle des résidents voisins et des propriétaires mitoyens de cette centrale.
LOCALISATION
- tout proche des biens classés au Patrimoine de l'UNESCO et de trois monuments historiques La Maison des Aulnois à Pierry, l'église de Chavot et l'église classée de Cuis.
- autre propriété directement impactée, les 65 jardins familiaux du Grand Marais, gérés par la Société d’Horticulture d’Epernay sur 2,5 hectares propriétés de la société depuis 30 ans grâce à un legs de la famille Pol Roger.
A noter également que cette plate-forme est située sur le territoire de la commune de Monthelon dont les premières maisons sont à 1,7km mais exactement en limite de commune avec Moussy (maisons à 70 mètres), Pierry (maisons à 700 mètres), Chavot- Courcourt (1,1km), Cuis (1,3km). Elle est située également à 2,2km de l'Hôpital d'Epernay et des biens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
NUISANCES ET POLLUTIONS
Comme le montre la localisation, cette plate-forme porte profondément atteinte aux paysages et à l'intérêt touristique de ce secteur.
Les deux observations ci-dessous, notées par des habitants de Monthelon et de Grauves dans le cadre de la consultation publique illustrent très bien ces dommages aux paysages et à l'environnement.
La boue : déjà aujourd'hui, l'important trafic de camions à l'arrivée et au départ de cette entreprise rend les routes départementales sales, glissantes et dangereuses. L'extension pour la centrale d'enrobage va augmenter ce trafic de camion. Le projet prévoit 80 camions supplémentaires par jour.
A la belle saison, quand ce n'est pas la boue, c'est la poussière qui recouvre les bâtiments des riverains et leur gîte rural.
La centrale à bitume engendrera de nouvelles nuisances.
Pour bien comprendre la question, nous avons lu toute la demande d'enregistrement pour des installations classées pour la protection de l'environnement et les documents Cerfa qui l'accompagnent. (documents officiels remplis par Ecopole et accessible sur le site de la Préfecture).
Dans cette demande d'enregistrement, les responsables d'Ecopole répondent par OUI ou par NON et ajoutent des commentaires. Nous reprenons ici quelques-unes de ces questions et les réponses de M. Pothelet
Nous pensons particulièrement aux conséquences pour les habitants voisins de cette centrale mais également pour les 65 jardins familiaux gérés par la Société d'horticulture, de viticulture et des jardins familiaux d'Épernay et de la région.
Une des questions figurant dans la demande d'enregistrement est :
Ce projet engendre-t-il des risques sanitaires ? Réponse de la Société Pothelet. NON !
Nous n'avons utilisé que des documents officiels mais si on consulte tout ce qui est écrit sur ce sujet, la liste des maladies pour les ouvriers ou pour les riverains est impressionnante, leucémie, irritations oculaires, cancer, maux de tête, etc. Les taux d'émissions même faibles ponctuellement deviennent dangereux avec le temps.
A noter que les plantes et en particulier la vigne sont sensibles aux rejets de ces centrales. Qu'en sera-t-il du vignoble et des productions des jardins familiaux tout proches ?
LA LOGE TURBANNE
Pour finir, notre collectif veut attirer l'attention sur la situation de la famille Richard qui habite à 70 mètres de cette plate-forme et dont les ancêtres se sont installés ici en 1853 !
Quel serait l'impact de cette centrale à bitume sur la fréquentation de leurs chambres d'hôtes, sur la valeur de leurs biens immobiliers, sur leur travail, sur leur santé ?
Que vont-ils devoir supporter en plus comme nuisances avec cette centrale d’enrobage à chaud, alors qu’ils n’ont de cesse d’améliorer l’offre touristique ? Que va-t-il advenir de leurs gîtes et chambres d’hôtes ? »
Pour la plupart d'entre nous, c'est le paysage, des odeurs désagréables et quelques minutes par jour, pour M. et Mme Richard, ce sera tous les jours, souvent tôt le matin à partir de 5h30 et parfois les dimanches et jours fériés.
On pourrait évoquer aussi les conséquences sur les autres activités économiques de nos villages : viticulture, agriculture, tourisme, obtention du label bio pour les maisons de champagne.
En raison des raisons exposées ci-dessus, nous demandons à monsieur le Préfet de refuser la demande d'autorisation de construction de la centrale.





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